Hail to the Thief

J’ai pris connaissance de cet article (Se vendre… à l’État | La Presse, édition du lundi 23 mars 2009 – Maxime Bergeron) concernant l’industrie publicitaire qui “cherche” une aide de Québec, afin de promouvoir Montréal comme capitale de la créativité…
Belle initiative.
Ceci avait également fait les manchettes à l’automne, dans Le Devoir si je ne m’abuse, de la création de montreal.ad et cette vocation qu’ils se sont dotés de faire de Montréal un “laboratoire” de création pour l’étranger.
Cependant, ceci me fait réfléchir.
Car voyez-vous, les salaires / bonis et autres dividendes des hauts dirigeants de ces entreprises / agences sont étonnants. Si, par exemple, ils attribueraient plus de cette richesse, dans une volonté de partage, à la création dans leurs agences, il y aurait déjà là preuve d’innovation. Nous devrions prendre exemple sur les autres institutions / entreprises qui scalpent actuellement, voire ce qui se passe sur Wall Street…
200 000,00$ de l’État pour le site de montreal.ad qui représente une soixantaine d’agences… et on appelle cela s’investir ? L’industrie publicitaire qui demande de l’argent ? Une industrie qui a généré en 2005 des retombées totales de 5,2 milliards ?
S’investir, c’est prendre de l’argent de sa poche plutôt que de demander de l’argent à papa.
Le réseau créatif d’ici frétille et construit déjà son réseau ailleurs dans le monde et se fait diplomate de la création d’ici, et ce depuis un moment.
La délégation de Montréal / du Québec, c’est celle des artisans / créatifs eux-mêmes.
Pour exporter les idées, il faut agir et voyager, aller vers les rencontres, bâtir les réseaux. Bref, bouger. Et cela, nous sommes tout un réseau qui l’avons déjà compris et ce depuis un bon moment.
Et pour le contenu d’ici, il faut le créer et ensuite le diffuser. Nous sommes tous un média aujourd’hui.
Le Web est un canal. Enough said.
Il y a un nouvel eldorado de créativité ici, peut être que certaines agences se sont assises sur leurs lauriers un peu trop longtemps et sont devenues un brin trop confortables…
Le paysage des communications change, les temps changent, il faut savoir s’adapter à cette (r)évolution.
*quelques commentaires concernant le blogue de montreal.ad : le blogue est très pauvre en contenu (pour 60 + agences qui collaborent à ce projet, c’est un / deux article (s) par jour, pas d’excuses), les 2 plus récents articles sont des “tests” et l’adresse courriel pour rejoindre l’AAPQ connait des erreurs.
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- Published:
- mars 24, 2009 / 11:03
- Category:
- Uncategorized
- Tags:
- AAPQ, changement, communications, créativité, crise économique, crise financière, hail to the thief, idées, industrie publicitaire québécoise, l'art de se vendre à l'État, laboratoire, médias, ministère des affaires municipales, ministère du développement économique, montreal.ad, radiohead, Sébastien Fauré, shift, stratégie de rupture, yanik deschênes, yul-lab





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