La théorie de James Coleman macro – micro rejoint l’ère du Web ainsi que celles de nombreux auteurs américains – de Presthus (1962)| Perrow (1991)| Stinchcombe (2001) – pour supporter sa thèse que la sociologie contemporaine doit tout d’abord s’intéresser au fait que nous vivons dans une société dites organisationnelle. Par cette « société organisationnelle », il faut comprendre une société qui exige une très grande quantité de coordination entre membres hautement interdépendants.
Ces formations de type interdépendantes sont très sophistiquées, et aboutissent à une coordination étroite propulsée de manière conjointe entre membres aux comportements fortement normés. Pour Coleman, ceci signifie que, dans cette nouvelle structure sociale, les individus ont « perdu le pouvoir » – en particulier dans les relations économiques – face aux organisations, les grandes entreprises ou l’État.
Nous pouvons donc nous attendre à ce que la sociologie vienne en aide à la société, d’une part, à anéantir les effets de cette structure asymétrique et, d’autre part, à rendre responsable ces organisations de leurs actions et de l’usage qu’elles font de leur pouvoir.
Les questions que pose Coleman sur la responsabilité des acteurs collectifs, tout comme celles de l’articulation entre action individuelle et action collective, sont donc centrales pour les sociétés contemporaines. La vision de Coleman est basé sur la volonté d’articuler une théorie de l’action de style micro-sociologique à des phénomènes macro-sociologiques.
On peut donc expliquer les phénomènes sociaux à une échelle macro vient s’appuyer sur une théorie du comportement d’acteurs à l’échelle micro. C’est à la relation entre niveaux micro et macro qu’est consacrée l’introduction des “Foundations” : le niveau macro impose des contraintes et offre des opportunités aux acteurs ; ceux-ci agissent et interagissent d’une manière qui construit et transforme le niveau macro. Il s’agit d’une théorie du changement qui réfléchit et agit immédiatement sur la question d’un équilibre à l’échelle d’un système tout entier.
