Every season has an end

Réflexion : tous ces réseaux sociaux à haut débit de fréquentation et aux communautés aux nombres ahurissants doivent réaliser que les notions du temps et de la capacité d’attention du cerveau ne sont pas infinies.

Il y a actuellement (et définitivement) une bulle 2.0.

Donc inévitablement celle-ci sera percée, comme toute bulle, et connaitra un dur atterrissage.  Ce n’est pas un “crash” financier.   Ce n’est même pas relié au niveau du bruit dans les grandes villes ou du nombre de nouvelles “start-ups” technos.  Ce “crash” en est un personnel et humain.  Notre capacité à saisir les données que nous recevons quotidiennement est sur le point d’atteindre une surcharge qui – en tant qu’individu – engendrera inévitablement un point de non retour quant à notre capacité à gérer autant de sources d’informations.

Ces demandes faites à notre niveau d’attention sont tellement larges et nombreuses qu’elles risquent d’entrainer une forme de dépression chez certains utilisateurs de nombreux réseaux sociaux, voire de “burnout” chez ces individus.

Trop de temps passer sur une multitude de réseaux sociaux peut créer une très mauvaise dépendance.  Pensez à votre productivité personnelle, accorder une certaine flexibilité à votre liberté.  Elle vous en sera reconnaissante.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford, en Californie, est allée y voir de plus près. Pensant pouvoir vérifier l’hypothèse que la «génération multitâche» a développé des facultés nouvelles d’adaptation, elle a enregistré des résultats stupéfiants qui viennent de paraître dans la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences».

Perplexes face à leur propre découverte, les chercheurs l’ont publiée mais n’en continuent pas moins à poursuivre leurs investigations sur les effets à court et à long terme du multitâche. Le coeur du problème c’est que les multitaskers sont persuadés qu’ils sont très performants et ils parviennent à convaincre tout un chacun que tel est bien le cas.

Une telle superbe se trouve contestée par un autre scientifique. Dans «Rapt», de Winifred Gallagher, un ouvrage consacré à la concentration, on lit: «Notre capacité à être multitâche est un mythe». «Vous ne pouvez pas faire deux choses à la fois. Le mécanisme de l’attention est la sélection: c’est l’un ou l’autre. (…) Les gens ont pourtant du mal à comprendre que l’attention est une ressource finie, comme l’argent.»

Et si «Qui trop embrasse mal étreint», «Chaque chose en son temps», «On ne peut être au four et au moulin», n’étaient pas des proverbes obsolètes?

Source : LARGEUR.COM


About this entry