Chaos

Mise en contexte : Le marketing grassroot vise à créer des groupes sociaux ou des communautés autour d’un produit ou d’une marque afin de susciter un sentiment d’authenticité chez le consommateur, jouant sur les liens émotionnels et commence à répondre, fin des années 90, à la nouvelle quête de l’individu. Cette recherche du bonheur est accentuée au XXIe siècle. Dans ce mouvement, les nouveaux influenceurs cherche l’appartenance à soi et méditent sur le sens de la vie (lifestyle).

La trame de fond de ce mouvement est en partie causée par la crise ambiante (éclatement de la bulle spéculative sur le marché des NTIC, scandales de type Enron, 11 septembre 2001…). On constate également que le monde économique bouge, ce qui engendre une angoisse sociale. D’autres facteurs viennent intensifier l’angoisse chez les individus : l’augmentation de la vitesse de circulation des informations et leur surabondance, par de nouveaux médias interactifs et les nouvelles technologies. Ces éléments incitent en quelque sorte à réagir en permanence aux multiples donnés ainsi qu’aux évolutions des nouvelles technologies pour s’y adapter au risque d’être dépassés par eux.

L’enjeu marketing d’aujourd’hui est alors de donner plus de dimension humaine aux approches marketing et aux modes de communication. La quantité seule passe de mode : on valorise le bien être et la qualité. Ce phénomène explique d’une part, le mouvement de retour aux racines, aux traditions et le succès de la spiritualité de tout type ainsi que des mouvements collectifs (communautés de pensées, de croyances, de réseaux, d’objectifs communs, etc).

Par l’expérience, les consommateurs, plus que jamais, se fient à leurs pairs pour se rassurer sur un acte d’achat. Un ami qui vous parle en bien d’une marque ou d’un produit représente un excellent ambassadeur.

McKinsey a publié en 2001 un rapport où il apparaît que 67% des ventes de multiples secteurs sont influencés par le bouche à oreille. En 2002, Business Week réalise une étude sur plus de 300 dirigeants d’entreprise concluant qu’une majorité des hauts dirigeants interrogés se laisse influencer par leurs pairs, leurs amis et membre de la famille. L’analyse du vécu quotidien du consommateur a mis en évidence que le consommateur de l’an 2000, loin de courir une course effrénée vers la seule personnalisation, recherchait paradoxalement à retrouver de la communauté et du lien social. Il sort donc de son réseau primaire, de sa niche, pour entrer dans des réseaux nouveaux, jusque là inconnus.

Ce concept se base et se différencie des autres par son approche des personnes influentes. Celles-ci peuvent faire partie de plusieurs réseaux et plusieurs communautés et présenter des traits psychologiques et comportementaux différents. Un réseau se définit comme un ensemble de personnes connectés ou maintenues et désigne par métonymie l’ensemble des liaisons. Les réseaux ont comme particularité et avantage de d’affiner et d’adapter les naturellement les messages inflitrés. Cet affinement et cette adaptation se réalisent en fonction de leur langage et cultures propres, ainsi que des circonstances lors du passage du message d’un réseau à l’autre.


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