Sébastien Fauré, président de Bleublancrouge, nommé président de l’AAPQ

Voici une entrevue accordée par Sébastien Fauré à Infopresse, 3 questions au nouveau président de l’AAPQ. Il est intéressant de constater que tout comme les marques, les agences doivent changer, évoluer. Un certain mouvement mobilisateur semble être ce que propose le nouveau président, une forme d’alliance collective. C’est une belle volonté. Mais il faut également savoir que certains indépendants ont déjà emboité le pas de ce côté et travaillent (déjà) avec de grandes marques qui comprennent qu’il n’est plus forcément nécessaire de faire affaire avec une agence.

La création, la réflexion, la stratégie, la R&D… tout ça se passe bien à l’extérieur du carré de sable des agences, en associant plusieurs talents indépendants de haut niveau autour d’un même bien commun de création. Enfin, il faudra que l’AAPQ comprenne qu’elle devra dialoguer (déjà un blogue de son nouveau président serait bien, afin d’ouvrir le discours de manière transparente) avec ces ‘microcosmes’ que sont les indépendants… Leurs réseaux sont multiples et des liens se tissent déjà depuis un moment.

Croyez-vous qu’un SidLee voudrait partager son savoir, ses connaissances, ses stratégies avec un Taxi ? Les agences sont elles prêtent à s’ouvrir entre elles pour le bien de la création et du savoir ? Pensez-vous que Cossette serait prêt à un ‘partage des connaissances’ pour le compte de sa plus grande marque internationale ? Cloudraker a compris quelque chose au niveau relationnel, en érigeant pignon sur rue à Amsterdam pour la marque Heineken tout en assurant la création vers Montréal.

Par Sophie Lachapelle, Infopresse

Pourquoi avoir accepté la présidence de l’Association des Agences de Publicité du Québec ?

C’est une association importante et elle défend selon moi une industrie dont l’apport est sous-estimé. Montréal est en train de se positionner sur la créativité à l’échelle internationale, et nous devons y prendre part activement. On ne peut plus se permettre de jouer défensivement et demeurer uniquement des joueurs sur la scène locale. Il faut vraiment aller chercher des annonceurs à l’échelle nationale et internationale, comme Bleublancrouge le fait, mais aussi comme Sid Lee, Cossette et Taxi.

Concrètement, que suggérez-vous?


J’aimerais convier les dirigeants des agences à dresser avec nous un plan d’action. L’un des objectifs serait d’attirer les marques internationales en développant ici un laboratoire en créativité commerciale.

Toronto n’a-t-elle pas des ambitions similaires?

 

Oui, il y avait un article là-dessus dans le magazine Marketing du 29 octobre dernier, le Chapman Report. J’ai été encouragé par le fait que les Ontariens vivent la même réalité que nous et que, par conséquent, nous ne sommes pas les seuls dans cette voie d’avenir. Mais selon moi, Montréal et le Québec en général ont de meilleurs atouts pour y parvenir: nous avons du talent de niveau international dans tous les secteurs – stratégie, création, recherche – et plusieurs entreprises multimédias avec lesquelles nous avons une grande proximité. Finalement, la société québécoise forme une sorte de microcosme, où il est possible de tester des formules. Nous pouvons faire de la recherche et du développement en temps réel.


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